Call to reality
La semaine dernière, j'avais une offre, une page de vente, et de l'enthousiasme.
Cette semaine, je suis passé au terrain.
J'ai appelé une dizaine de plombiers. Pas de pitch — je pose des questions sur leur quotidien et confronte mes hypothèses avec la réalité. Le jeu, c'est d'éviter les opinions et les phrases génériques, de revenir à du concret. "Je n'ai pas de problème avec les devis" → "C'est quand la dernière fois que vous avez fait un devis ? Combien de temps est-ce que cela vous a pris ?".
Mon hypothèse de départ ne tenait pas. Je pensais que les plombiers galéraient avec l'admin — devis, factures, relances. Mais beaucoup font déjà leurs devis en direct sur place avec des solutions à 30€/mois.
Ça m'a fait redescendre. C'est plus dur que ce que j'avais imaginé. Mais c'est la leçon : une hypothèse ne vaut rien tant qu'elle n'a pas rencontré le terrain. Et le terrain te dit rarement ce que tu espérais entendre.
Par contre, j'ai capté des signaux faibles sur l'acquisition. Aujourd'hui ils ont des clients. Mais pour certains, ça ralentit. Pour d'autres, ça leur coûte cher. Et le flux est imprévisible. Il y a peut-être un sujet là.
Je pense que la niche est bonne. Mais mon offre doit évoluer — l'admin n'est pas le bon angle, l'acquisition peut-être.
Je ne sais pas encore ce que je vends. Je me donne encore une semaine d'appels pour collecter le maximum d'insights. Un indépendant m'a invité à passer chez lui pour me faire une démo de l'outil qu'il utilise. Après, je passe en mode construction.